Zoom sur une volontaire Uniterra

Valérie Boire en Bolivie : une avancée concrète pour la cause des femmes !

Valérie Boire a occupé pendant un an un poste de volontaire Uniterra à La Paz, en Bolivie. De retour au Canada depuis quelques semaines, elle poursuit son engagement en devenant ambassadrice de la campagne « Leur défi, ton défi ».

En tant que conseillère en communication, Valérie a été appelée à travailler avec l’ensemble des partenaires du CECI en Bolivie pour développer des compétences transversales en communications. Elle a été affectée plus particulièrement à la Red OEPAIC, un réseau œuvrant à la défense des droits des artisans et à la promotion de leur identité culturelle à travers l’artisanat. Son mandat a consisté plus particulièrement à renforcer la communication avec les groupes de base et à former une équipe qui puisse apporter un soutien ponctuel au siège social, notamment en termes d’outils de communication.

Interrogée sur le défi des femmes en Bolivie, Valérie répond : « Ce qui m’a le plus marqué, c’est la surreprésentation des hommes dans les équipes de direction chez nos partenaires. Tous disent prioriser l’égalité, mais rares sont ceux qui l’appliquent concrètement. La Red OEPAIC où j’ai travaillé représente plus de 5000 artisans et artisanes à travers le pays, dont plus de 80% sont des femmes… Pourtant, le comité de direction était composé, à mon arrivée, de trois hommes dans les postes-clé (le président, le vice-président, le trésorier) et d’une seule femme (la secrétaire). Lors des dernières élections, l’assemblée générale a nommé deux femmes à la présidence et à la trésorerie. Espérons que ce soit le signe d’un changement durable».

Pour elle, l’égalité des femmes et des hommes est l’affaire de tous et de toutes, afin que « les futures générations d'enfants, filles ou garçons, puissent grandir dans un monde où ils pourront se développer et évoluer sans même avoir à y penser. J’aimerais qu’ils récoltent les fruits de leurs efforts sans égard à leur apparence, à leur genre ou à ce que l’argent pourrait leur acheter. On peut bien rêver! »