CECI Change des vies

Haïti

Retour à la carte globale

Gestion des risques et désastres (Projet terminé)

En un clin d'oeil

Pays/Régions:

Haïti, 15 communes du département de l’Ouest

Bénéficiaires:

381 500 personnes, 52 % de femmes

Durée :

Novembre 2009 à mars 2011

Partenaires :

  • Ministère de l’Intérieur
  • Direction de la protection civile
  • Comité départemental de gestion des risques et désastres (CDGRD)
  • 15 mairies
  • 15 comités communaux de protection civile

Budget :

1 145 700 $ CA financés par la Banque mondiale et gérés via le BMPAD

Mieux vaut prévenir que guérir

Par sa position géographique dans les Caraïbes et son relief, Haïti est l’un des pays les plus exposés aux catastrophes naturelles dans la région. En effet, le séisme du 12 janvier 2010 et les saisons cycloniques des dernières années nous l'ont puissamment illustré, cette moitié d’île se trouve dans une situation d’extrême vulnérabilité. Dans ce contexte, le projet d’urgence de gestion des risques et désastres (PUGRD) accompagne les différents acteurs dans un processus de planification et de mise en œuvre de préparation aux catastrophes. De nombreuses expériences à travers le monde prouvent que les initiatives les plus réussies en cette matière sont celles qui sont planifiées et mises en oeuvre par les personnes vivant une situation d’insécurité.

Le CECI a appuyé la création et la redynamisation de 15 centres communaux de protection civile (CCPC) dans autant de communes du département de l’Ouest. De plus, le projet a permis d'établir les bases pour l’élaboration de 15 cartes de risques et vulnérabilités locales. Le PUGRD appuie les comités de protection civile dans le renforcement de leurs capacités, car ils seront les premiers répondants présents. Comme l’explique ce bénéficiaire de Léogane, les résultats sont perceptibles : « Grâce au travail du comité de protection civile, il n’y a pas eu de pertes en vies humaines lors du passage du cyclone Tomas en novembre 2010. » Dans la commune de Léogane, comme dans celle de Gressier, des projets de mitigation de risques ont été mis sur pied grâce au Fonds d’urgence Haïti crée par l’Union des municipalités du Québec (UMQ). Au lendemain du séisme, l’UMQ a mobilisé le monde municipal québécois; ses membres ont participé à une importante collecte de fonds en plus de mettre leur expertise au profit de la reconstruction.

Grâce à ce soutien, plusieurs axes d’intervention ont été priorisés par les comités de protection civile; la mise en place de l’alerte et de l’évacuation, la prise en charge des victimes et le rétablissement de la circulation des personnes et des biens après la catastrophe. Les comités doivent par exemple mener des campagnes de sensibilisation auprès des populations et identifier des sites potentiels d’hébergement. Des gestes qui font une différence… entre la vie et la mort.