Journée internationale de l'élimination des violences faites aux femmes : rencontre avec Maïmouna Dioncounda Dembélé, Directrice du CECI-Mali

Nouvelle | Publié: 25 novembre 2021

Militante des droits humains depuis son adolescence, Maïmouna Dioncounda Dembélé est à 31 ans une figure de proue du mouvement féministe de son pays et une spécialiste des questions d’égalité de genre.

À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes, célébrée le 25 novembre, celle qui dirige le bureau du CECI au Mali depuis le printemps 2020 nous brosse le tableau de la situation des femmes maliennes et évoque le long combat mené pour lutter contre les violences qu’elles subissent. Elle a également accepté de revenir sur son parcours inhabituel de femme engagée et de partager sa vision du féminisme.

Vous aimez vous présenter comme féministe. Pour une Africaine du Mali, ainsi que vous vous définissez, ce n’est pas une revendication anodine…

Dans un pays aussi conservateur que le Mali, être féministe est en effet encore très mal vu et c’est un terme péjoratif pour beaucoup. Quand on parle des féministes, on parle d’insoumises, de femmes qui ne rentrent pas dans le cadre formel et qui ne sont pas vraiment fréquentables.

Pendant très longtemps, surtout en Afrique francophone, on a vécu un féminisme assez doux. C’étaient des militantes qui demandaient des privilèges, quelques petits droits, comme s’il s’agissait de cadeaux, comme si elles réclamaient des faveurs.
Maintenant, avec les réseaux sociaux, on a cette nouvelle génération de militantes féministes, qui sortent de partout et de nulle part. Ça fait des discours très radicaux, très affirmés, tenus par des jeunes femmes qui ont de très fortes personnalités.

Que les féministes, leurs discours et leur combat dérangent, j’adore ça ! Mais c’est vrai qu’en ce moment, il y a comme une incompréhension autour de la question de féminisme : on le pense désormais radical, parce que différent de ce qu’on a connu. Il est assez fréquent de rencontrer ici des femmes qui vont se dire militantes des droits humains mais pas féministes. C’est devenu très difficile pour beaucoup de suivre, et les gens ont commencé à avoir une très mauvaise perception du féminisme : il serait un discours de femmes assimilées qui défendent des valeurs non universelles et des idées venues de l’Occident.
Donc il y a aussi actuellement tout un discours sur la construction d’un féminisme africain, basé sur nos propres expériences et nos propres valeurs.

En quoi ce féminisme africain est-il différent?

Bien sûr, nous partageons le même combat que nos amies militantes en Europe ou en Amérique latine. Ce que nous voulons, c’est l’égalité. C’est un cadre social, économique, juridique, beaucoup plus favorable aux droits des femmes. Ce sont de meilleures conditions de vie. Il y a un système, une organisation sociale, qui est le patriarcat, qui ne nous convient pas. Nous devons bousculer ces privilèges masculins et à partir de là, déconstruire progressivement les inégalités qui existent. Donc ça c’est la finalité, et on se rejoint toutes et tous à ce niveau-là.

Maintenant pour y parvenir, nous allons prendre, en Afrique, des chemins différents. Les combats que nous choisissons, les thématiques que nous abordons, les angles d’analyse que nous privilégions, les approches que nous utilisons sur le terrain sont vraiment très différentes, parce que tout cela dépend des expériences et des sociétés dans lesquelles nous vivons, mais aussi des réalités des femmes et des hommes dans ces sociétés-là et de tout le contexte autour.

Je suis considérée - dans le contexte malien je précise ! - comme une féministe assez radicale, et c’est vrai que dans des activités de plaidoyer institutionnel ou sur les réseaux sociaux, je tiens un discours fort et franc. Mais je suis aussi une personne de terrain, et je ne tiens pas ces mêmes discours dans les villages. Je sais qu’il faut mettre en place une approche différente pour amener les communautés elles-mêmes à déconstruire progressivement ce qui a été construit jusqu’à présent. Il y a tout un travail qui doit se faire au niveau de cette base communautaire, avec des personnes qui sont à un niveau de compréhension différent, et il faut élaborer une démarche pour pouvoir les accompagner.

Vous êtes née à Bamako dans une famille musulmane, religieuse et respectueuse des traditions. Votre père a deux épouses et vous avez grandi avec vingt frères et sœurs. Comment est-ce que votre sensibilité féministe est née et s’est développée dans cet environnement traditionaliste?

Au départ, il y a eu toute une série de petites choses que je ne trouvais pas normales. Par exemple le fait que mes grandes sœurs faisaient la lessive le week-end, dès 5 heures du matin et pendant de longues heures. Elles lavaient les habits de toute la famille, et je ne comprenais pas pourquoi mes frères, qui étaient plus forts physiquement, ne les aidaient pas. Et la réponse que l’on me faisait, « parce que ce sont des garçons », me semblait bizarre.

Plus tard, à l’école, l’UNICEF a mis un place un système de gouvernement des enfants dans certains établissements scolaires. Moi je suis devenue ministre de ce gouvernement dans mon école, et je me suis occupée des questions en lien avec le droit des enfants et des filles en particulier. C’est à ce moment-là que trois de mes camarades d’école sont tombées enceinte. On avait alors 14 ans. L’une d’elles a disparu quelque temps. Lorsque ses parents sont venus à l’école pour obtenir des explications, la direction a dit n’avoir aucune information. Alors j’ai dit que mon amie avait une relation avec l’un de nos enseignants. Celui-ci a été interpellé par la police pour détournement de mineure … puis relâché à la demande des parents eux-mêmes … qui lui ont donné leur fille en mariage ! Ce qui m’avait choqué à l’époque, et je pense que c’est ce qui m’a vraiment orienté, c’est que tous les élèves avaient manifesté pour la libération de notre enseignant, parce que pour eux, il n’avait rien fait de grave. Et que tous les enseignants avaient manifesté pour que leur collègue soit relâché parce que ce qu’il avait fait n’était pas répréhensible.

Mais moi, même si tout le monde disait le contraire, j’étais sûre et certaine d’avoir raison. Je me suis dit que j’avais le droit de penser différemment, et de ne pas être d’accord avec le plus grand nombre. 

Cette première prise de position a été un déclic pour vous?

Oui. Alors que j’étais la première de ma classe, je me suis retrouvée à avoir de mauvaises notes. J’ai reçu de la violence physique de la part de mes enseignants. Et lorsque je suis allée me plaindre à la direction, on m’a dit que c’était bien fait pour moi… Ma mère a demandé qu’on me change d’école.
Mais avant que je ne parte, une enseignante a proposé de me mettre en contact avec des personnes de l’UNICEF qui travaillaient sur des questions de droits humains – « tu auras beaucoup de choses à dire ! » m’avait-elle assurée.

Donc au lycée, j’ai continué à militer et à faire de l’éducation pour les droits humains. A cette époque déjà, c’était clair dans ma tête que je voulais travailler avec des ONG car je trouvais qu’elles avaient énormément d’impact sur le terrain, en tous cas beaucoup plus que d’autres services que je connaissais. Je voulais élaborer des approches qui allaient permettre de changer les choses au niveau communautaire.

Lors de ma dernière année au lycée, je suis moi-même allée trouver le bureau d’Amnesty International pour leur proposer de créer des clubs des élèves pour l’éducation aux droits humains. Quand j’ai eu mon baccalauréat, je suis devenue la coordinatrice nationale des jeunes à Amnesty. Et ça a été le début d’une longue histoire du militantisme. Et aujourd’hui, c’est ce dont je suis la plus fière : d’avoir pu militer malgré mon environnement social, malgré mon éducation musulmane, malienne. D’avoir décidé que je peux avoir raison, même si tout le monde me dit que non. De pouvoir l’exprimer, l’affirmer. Et sentir que je me rends utile.

Il y a 8 ans, vous avez quitté la maison familiale pour vivre seule. Aujourd’hui, jeune trentenaire, vous êtes célibataire et sans enfant. C’est peu de dire que votre profil est atypique pour la société malienne. Comment est-ce que vos choix de vie ont été et sont encore perçus?

C’est vrai que mon profil est atypique ! (rires). Mais j’ai décidé de vivre ma vie en toute responsabilité.

Au Mali, le mariage est un indicateur de réussite sociale, donc il faut se marier, il faut faire des enfants. Pour la société, c’est la plus belle des aspirations pour une jeune femme. Vivre seule ne se fait pas non plus, ce n’est pas courant car toute sa vie on doit être sous la protection d’un homme - son père, son mari, son frère ou plus tard son fils. Alors évidemment, quand j’ai décidé que je partais vivre toute seule, cela a donné lieu à beaucoup de réactions ! Tout le monde a tenté de me raisonner. Et je n’arrêtais pas d’entendre: « si tu pars, tu ne trouveras jamais de mari, tu auras une mauvaise réputation ». Aujourd’hui encore certains de mes frères et sœurs me répètent : « Trouve un mari ! Même si tu devenais secrétaire générale des Nations-Unies, tant que tu n’es pas mariée, c’est comme si tu n’avais absolument aucune valeur, tu n’es rien ! ».

Je suis partie pour plusieurs raisons : j’avais besoin de mon espace et je ne pouvais pas travailler avec des personnes à qui je demandais de prendre leur indépendance, d’être autonome du mari en étant moi-même attachée à ma famille, en étant attachée à une valeur aussi patriarcale. Et c’était aussi pour créer un précédent dans ma famille, et je le dis à mes frères : aujourd’hui si mes nièces veulent partir, personne ne peut les empêcher de le faire. Cela dit, cela a été difficile, j’ai perdu au début beaucoup de personnes qui ont préféré prendre leur distance mais aujourd’hui toute le monde est de retour.

Et ce que ma famille disait par rapport à la perception de la société d’une femme qui vit seule, qui fait ses choix et prend ses décisions n’était pas une vision erronée. Aujourd’hui encore, les gens pensent que je me fais entretenir par des hommes. Je vis seule, j’ai une maison, une voiture, je voyage beaucoup donc pour eux, il y a forcément un homme derrière toutes ces dépenses car ils sont incapables d’envisager qu’une femme puisse vivre sa vie en étant responsable d’elle-même. Ils décident volontairement de ne pas prendre en compte le fait que tu travailles et que tu vis de ton salaire.

Vous n’avez cessé d’œuvrer auprès d’organisations de défense des droits humains, en particulier en ce qui a trait aux questions d’égalité entre les femmes et les hommes, et êtes devenue conseillère en matière de violences basées sur le genre. Aujourd’hui, en novembre 2021, quel portrait faites-vous de la situation des femmes au Mali?

Je vais vous ramener à une étude commanditée en 2002 par le ministère de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille du Mali. Cette étude avait identifié une vingtaine de discriminations à l’égard des femmes. Parmi elles, les mariages d’enfants, les mutilations génitales féminines, le lévirat, le sororat, le gavage, les violences sexuelles, mais aussi la faible participation des femmes aux affaires publiques, que ce soit en politique ou au niveau associatif. Aujourd’hui, en novembre 2021, le tableau révélé par cette étude réalisée il y a bientôt 20 ans n’a pas vraiment beaucoup changé. Pas dans le bon sens en tous cas. En réalité, ce qui s’est passé, c’est qu’on a perdu des acquis depuis 2002.

En 2009, par exemple, sous la pression des religieux, le code de la personne et de la famille est devenu encore plus rétrograde. Par exemple, l’âge légal du mariage pour une jeune fille est de 16 ans, et on peut la donner en mariage à 15 ans avec l’accord des parents et celui de l’autorité compétente. En cas de désaccord, l’avis du seul père suffit. Le code stipule aussi que la femme doit obéissance à son mari et le mari protection à sa femme.

La crise de 2012 a mis au second plan toutes les questions en lien avec les droits des femmes. Dans la situation que vit le Mali actuellement, des questions comme la défense, la sécurité, la diplomatie sont des priorités. Pas les droits des femmes.

Sans compter qu’avec la crise sont apparues de nouvelles formes de violence, comme les mariages collectifs, c’est-à-dire lorsque plusieurs hommes prennent la même jeune fille en mariage, les questions d’esclavage sexuel et de trafic des humains. C’étaient des violences que le Mali ne connaissait pas.

Alors oui, il y a des succès qu’il faut souligner, qui ont été acquis avec toutes les activités de sensibilisation sur le terrain, des villages qui se sont engagés à ne plus donner les enfants en mariage, à ne plus mutiler les filles, ce sont des succès, souvent des initiatives isolées portées par des ONG, mais c’est difficile de pouvoir quantifier cela puisqu’il y a une faiblesse dans la coordination étatique autour de ces questions.

Qu’en est-il de l’avant-projet de loi visant à reconnaitre les violences basées sur le genre, qui a été rédigé par la société civile et remis au gouvernement en juillet 2017?

Cela fait quatre ans qu’il est bloqué, notamment par les religieux qui refusent d’aller de l’avant à cause des dispositions concernant les mutilations génitales féminines, l’âge du mariage, le viol conjugal et la succession - puisque pour eux, je ne peux pas prétendre à la même valeur d’héritage que mon frère. En dépit de tout le travail, de tous les combats menés pour essayer de rendre l’environnement politique et social au Mali plus favorable aux droits des femmes, la faiblesse du dispositif légal demeure, et c’est un vrai problème.

Parce que l’absence de lois et de règles clairement établies laisse une trop grande place à l’interprétation des hommes de loi et aux traditions?

Absolument ! Il y a eu plusieurs incidents récemment qui me font dire que la situation devient préoccupante : une jeune artiste qui avait posté son clip dans lequel elle danse en bikini a été arrêtée. Des jeunes filles ont été emprisonnées pour homosexualité. Et, dans une interview, quand on a fait remarquer à un substitut du procureur qu’il n’y a pas de loi qui interdit ces pratiques, il a répondu : mais ce n’est pas juste une question de loi. Voyez vous-même la situation, cela va tout simplement à l’encontre de toutes nos mœurs.

Cette nouvelle tendance à vouloir restreindre les libertés des femmes en faisant appel à la fameuse disposition du code pénal en lien avec l’attentat aux bonnes mœurs ou l’attentat à la pudeur, ça me fait dire qu’on n’a pas beaucoup évolué. Il est clair que la faiblesse du dispositif légal tire sa source du patriarcat.

Est-ce ce seul patriarcat qui nourrit la violence faite aux femmes?

Avant même de parler de la violence faite aux femmes, je trouve que, de plus en plus, au Mali, on commence à perdre le sens du dialogue et on a tendance à régler les désaccords par la violence, verbale ou physique, et ça c’est déjà un indicateur que la violence devient structurelle dans nos communautés.

Mais oui, je pense que la violence faite aux femmes tire vraiment sa source de l’organisation sociale qui est patriarcale. Toutes les autorités sont détenues par les hommes : politique, religieuse, sociale, économique, et les femmes sont considérées comme appartenant aux hommes. Le système chosifie la femme et fait d’elle un être inférieur qui dépend toute sa vie d’un homme qui doit décider pour elle parce qu’elle n’est pas considérée comme un être suffisamment rationnel.

Cela étant dit, je ne mets pas toute la responsabilité uniquement sur les hommes. C’est un système social dans lequel tout le monde a joué un rôle et le véhicule principal de ce système dans notre société au Mali, malheureusement, ce sont les femmes.

Ce sont nos mères qui nous disent qu’une bonne épouse, c’est une femme qui supporte tout sans jamais rien dire, qui supporte la violence, les insultes, les coups. Ce sont nos mères qui nous disent qu’une bonne femme est une femme patiente, soumise, et qui doit faire ce que son mari lui dit. Ce sont nos mères qui nous disent que si nous n’étudions pas, ce n’est pas grave, parce qu’un mari va nous prendre un jour en charge. Ce sont nos mères qui amènent les filles chez l’exciseuse, qui est elle-même une femme.
D’un autre côté, qui dit aux garçons que les filles sont des êtres humains et qu’il faut respecter leurs corps? Qu’ils ne peuvent rien faire sans leur consentement? Personne ne tient ce discours.

Et de fait, l’étude menée en 2002 par le ministère de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille du Mali a conclu que toutes les Maliennes sans exception avaient été victimes d’au moins une des discriminations identifiées.

Quelles sont selon vous les avenues à privilégier dans la lutte contre les violences basées sur le genre?

Je pense qu’il y a deux axes d’intervention : il faut un changement institutionnel et un changement social.

Pour ce qui est du changement institutionnel, ce sont toutes les actions de plaidoyer que nous menons pour sensibiliser le gouvernement et amener les autorités à voir l’importance et la nécessité de légiférer sur ces questions-là, de mettre en place des programmes qui travaillent sur ces problématiques, d’avoir des maisons d’accueil pour les femmes, d’avoir un pôle judiciaire spécialisé sur les questions de violences faites aux femmes et d’institutionnaliser par exemple la prise en charge des victimes. Car il ne s’agit pas seulement d’offrir un cadre législatif, mais aussi un mécanisme de prise en charge holistique – un service qui pour le moment est essentiellement offert par les ONG.

Pour ce qui est du changement social, il doit passer, à mon avis, par deux dynamiques : d’une part, la déconstruction de beaucoup de croyances, de mythes et de stéréotypes; et d’autre part par la valorisation d’autres croyances. Parce qu’il y a, dans les communautés, de belles valeurs. Il y a des hommes qui dans leur communauté sont considérés comme « portant le pagne » parce qu’ils aident leurs femmes dans les tâches ménagères, parce qu’ils envoient leurs filles à l’école. Ils sont montrés du doigt. Nous, nous les appelons les hommes modèles, nous leur donnons la parole, nous donnons la parole aux femmes et aux filles épanouies de leur famille pour partager leurs expériences. Nous valorisons les activités économiques ou l’engagement politique de certaines femmes, nous valorisons l’appui, l’accompagnement et le soutien de leurs maris.

Au niveau du CECI, l’égalité entre les femmes et les hommes, c’est notre pilier. Plus que ça, c’est notre ADN. Quel que soit le projet, les femmes sont les principales bénéficiaires de toutes les actions que nous avons sur le terrain ici au Mali. Et dans tous nos projets nous avons un grand volet uniquement dédié à la lutte contre les violences basées sur le genre.

Pensez-vous qu’une journée comme le 25 novembre, qui est la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, puisse contribuer de façon significative à faire avancer le combat pour la lutte contre les violences?

Plus que le 25 novembre, je trouve que ce sont les 16 jours d’activisme qui suivent qui ont une portée intéressante.
C’est devenu une période de campagne, qui permet de poser le débat, d’aborder des discussions qui ne sont pas forcément des questions abordées tous les jours. Qui permet à des personnes qui ne parlent pas de violences faites aux femmes de le faire, parce qu’il y a une synergie d’actions de tous les acteurs, y compris sur les réseaux sociaux.

Et surtout, cette campagne prend fin le 10 décembre, qui est la Journée internationale des droits de la personne. Pour moi, établir ce lien permet de dire que les droits des femmes sont des droits humains et que les violences faites aux femmes sont une violation des droits humains. C’est essentiel pour moi de faire passer ce message : les droits humains sont féministes.

 

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