Contribuer à la santé des mères et des nouveau-nés par la formation et les soins sensibles au genre (MEDIK)

Expertise

  • Égalité entre les femmes et les hommes

Moyen d'action

  • Développement
Pays Pays

Mali, Région de Kayes, districts de Bafoulabé, Oussoubidiagna , Nioro, Yélimané et Diéma.

Durée Durée

Février 2015 à juin 2019

Bénéficiaires Bénéficiaires

- Une partie de l’équipe de la Direction régionale de la Santé, de la Direction régionale du    Développement social et de l’Économie solidaire, de la Direction de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille 
- Des représentants de la FERASCOM (Fédération Régionale des Associations de Santé Communautaire du Mali) et du conseil régional 
- Les équipes sociosanitaires des cinq districts appuyés par le projet
- Des organisations de la société civile
- Les femmes en âge de procréer et les nouveau-nés

Partenaires Partenaires

- L’Unité de santé internationale (USI)
- Les directions régionales de Santé et du développement social et de la promotion de la femme de la région de Kayes
- Les centres de santé
- Les chefs des services sociaux de développement
- Les conseils des cercles de 5 districts sanitaires

Budget Budget

5 895 608 $ CA (Affaires Mondiales Canada)

Dans les villages de la région de Kayes, au Mali, les taux de mortalité maternelle et néonatale demeurent particulièrement élevés. Le projet MÉDIK, d’une durée de 4 ans, vise à améliorer les interventions sociales et sanitaires dans le milieu de la santé et de la maternité dans 5 districts de cette région enclavée de l’Ouest du Mali. L’objectif est de diminuer le taux de mortalité des femmes durant leur grossesse et lors de leur accouchement, et de permettre de sauver davantage de nouveau-nés.

Réduction des retards

Le projet MÉDIK vise à diminuer les retards qui surviennent tout au long des trois étapes du processus de prise en charge des urgences obstétricales et néonatales : le délai entre l’apparition de signes de danger et la décision d’amener la femme au centre ; le délai entre la décision de consulter et l’arrivée au centre de santé ; enfin le temps écoulé entre l’arrivée de la patiente au centre de santé et sa prise en charge effective et appropriée.
Si la distance, les conditions du terrain, l’insuffisance de ressources financières ou encore la pénurie des moyens de transport contribuent à ces retards, les facteurs culturels et sociaux jouent un rôle crucial. La place des femmes dans la famille et la société maliennes, leur pouvoir de décision limité ou encore la méconnaissance chez les hommes des risques liés à la grossesse et l’accouchement sont des facteurs déterminants pour expliquer ces retards.
En développant dans toutes les sphères du projet une approche sensible au genre et inclusive, le CECI participe à la création d’une dynamique nouvelle en faveur de la lutte contre la mortalité maternelle et néo-natale et du renforcement du pouvoir d’agir des femmes.

Mitigation des déterminants socio-économiques

Les efforts visant à diminuer les retards, en particulier grâce à la mitigation des déterminants socioéconomiques et socioculturels qui réduisent le pouvoir décisionnel des femmes, passent par des actions de sensibilisation. Des ateliers portant sur les risques liés à la grossesse et à l’accouchement, sur l’importance d’une consultation précoce, ou encore sur l’impact positif d’une plus grande autonomie des femmes dans les décisions concernant leur santé sont ainsi organisés. Chaque district a développé un plan de communication sociale en santé de la reproduction visant une approche communautaire engageant les hommes et les garçons au même titre que les femmes et les filles. Il s’agit non seulement de sensibiliser les acteurs (femmes enceintes, maris, belles-mères, accoucheuses traditionnelles, relais communautaires, agents de santé, etc.) mais également de renforcer la concertation entre tous les intervenants.

Des infrastructures plus accessibles et des soins de meilleure qualité

Le projet vise un meilleur accès et une plus grande utilisation de services de qualité selon une approche sensible au genre. Le projet a choisi de réhabiliter et/ou de construire des centres de santé communautaire, plus proches des villages, qui tiennent compte des questions d’intimité et de confidentialité des femmes, de l’accueil de l’époux, etc. Des logements pour attirer et maintenir en place des prestataires de soins, en particulier des femmes, ont également été aménagés.
Les centres de santé de référence sont progressivement équipés avec le matériel nécessaire aux soins d’urgence. Celui d’Oussoubidiagna bénéficie désormais d’électricité. Un circuit d’oxygène a été installé dans la maternité du celui de Bafoulabé.
Une flotte de véhicules est progressivement mise à disposition des communautés pour faciliter l’accès aux infrastructures de santé.

Vers un modèle généralisable au Mali ?

Le projet comporte également un programme de renforcement de capacités permettant d’améliorer les compétences des équipes sociosanitaires et des cercles d’intervention en planification, en gestion et en suivi de l’ensemble des activités en santé maternelle et néonatale.
Les aptitudes à la collecte, à l’analyse et à l’utilisation de données par sexe, sont développées. L’objectif est d’obtenir toutes les informations nécessaires pour documenter les résultats, tirer les leçons du projet et tenter d’élaborer un modèle d’intervention susceptible d’être généralisé au Mali, dans une approche d’égalité femmes-hommes (ÉFH).

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La moto ambulance financée par MEDIK est un tricycle ambulance médicalisé dont le modèle est homologué par l’OMS. Il est notamment équipé d’un brancard d'ambulance automatique, de quatre crochets, de lumière d'examen médical, d’un kit de réanimation composé d’une bouteille d’oxygène rechargeable de 0,5 litre, et de masques pour adulte et enfant.

Le projet en chiffres

Nombre de femmes en âge de procréer dans les cinq districts sanitaires (2015):

230 297

Nombre de véhicules (véhicules ambulances, véhicules de supervision, motos ambulance, motos tout terrain) remis en 2017 à la Direction régionale de la Santé :

54

Nombre de constructions et/ou de réhabilitations de Centre de Santé Communautaire effectuées en 2017 :

30

 

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