Justice, Prévention et Réconciliation pour les femmes, mineurs et autres personnes affectées par la crise au Mali (JUPREC)

Expertise

  • Sécurité humaine et réponse aux urgences

Moyen d'action

  • Développement
Pays Pays

Mali, Afrique de l’Ouest

Durée Durée

Avril 2014 à mars 2020

Bénéficiaires Bénéficiaires

- 43 000 personnes: femmes, hommes et jeunes victimes d’exactions pendant la crise, citoyens et citoyennes, leaders sociaux et religieux, organisations de la société civile, acteurs et actrices de la justice, autorités diverses

Partenaires Partenaires

Projet mené par le consortium :

- Avocats sans frontières Canada (chef de file)
- CECI
- l’École nationale d’administration publique (ENAP)

Participation d'organisations de la société civile malienne dont:

- Association des juristes maliennes (AJM)
- Association pour le progrès et la défense des droits des femmes (APDF)
- Association Subaahi Gumo (ASG)
- Avocats sans frontières Mali (ASF-Mali)
- Coalition malienne des défenseurs des droits humains (COMADDH)
- Femmes, Droit et Développement en Afrique, WILDAF/FeDDAF
- Groupe de Recherche, d`Étude, de Formation Femme-Action , GREFFA

Budget Budget

20 891 021$ CAD, financés par:

- Gouvernement du Canada, par l'entremise d'Affaires Mondiales Canada (AMC) : 19 541 821 $CAD
- Consortium : 1 349 200$ CAD
- CECI : 336 000$ CAD

L’absence de justice, de bonne gouvernance et de participation citoyenne, ainsi que l’étendue de la corruption au Mali, ont contribué à la crise de 2012 et à la situation d’instabilité et de fragilité actuelle. Le projet s’attaque aux causes profondes de la crise et à ses conséquences par le biais de la Justice, de la Prévention et de la Réconciliation. Il vise à ce que l’accès à la justice des personnes affectées par la crise, dont les femmes et les mineurs, soit renforcé en vue d’un respect optimal de leurs droits dans un contexte de restauration de la paix et de la stabilité au Mali. 

Justice

La société malienne a un profond désir que justice soit faite. La poursuite des auteurs de crimes commis pendant la crise permettra de contribuer à la lutte contre l’impunité, et au renforcement de l’État de droit et d’éviter que la population ne se fasse justice elle-même. Le projet favorise ainsi l’accès aux services de justice pour des personnes affectées par la crise, ainsi qu’une représentation de victimes de violations graves des droits humains ou de corruption dans une perspective de changement social et de création de la jurisprudence. Une telle lutte contre l’impunité atteindra de meilleurs résultats grâce au travail parallèle effectué avec des organisations de la société civile et des acteurs et actrices de la justice, outillés par le projet pour identifier les problèmes de corruption et contribuer efficacement à la lutte contre ces phénomènes.

Réconciliation

Le projet travaille aussi à la réconciliation. Il appuie un processus inclusif de dialogue au sein et entre les communautés. Des leaders, y compris des représentant-e-s d’organisations de femmes, d’hommes, de jeunes et de victimes de violations de droits humains, discuteront franchement des causes du conflit, de ses conséquences, notamment pour les femmes victimes de violences, ainsi que de problèmes récurrents, pouvant dégénérer en conflits, pour lesquels ils chercheront des solutions. D’autre part, ces personnes proposeront et participeront à des mécanismes de justice transitionnelle qu’ils jugent appropriés pour le Mali. Cette mobilisation communautaire participera au mieux vivre ensemble et à l’exercice par les victimes de leurs droits à la vérité, à l’accès à la justice, à la réparation et la non-répétition. Les débats seront largement relayés par les médias dans un souci de transparence.

Prévention

Cette participation citoyenne contribuera aussi à la prévention de conflits et de la corruption. Comme par ailleurs il a été observé qu’après une crise les violences basées sur le genre augmentent, le projet appuie une diversité d’actions de prévention, soutenues et conduites par les communautés avec un engagement consistant de la part des hommes, pour dire « non » à ces violences faites aux filles et aux femmes en très grande majorité. Au cours de la dernière année, plus de 12000 femmes, hommes, filles et garçons ont été sensibilisé-e-s en vue de briser le tabou et de réduire les violences envers les filles et les femmes.

Les trois dimensions de « justice – prévention – réconciliation » sont intimement liées et créent ensemble les conditions pour contribuer à la paix et au développement durable. La confiance entre concitoyens et concitoyennes, entre communautés et envers l’État et ses structures est au cœur de la dynamique qui anime ce projet.

Le projet en chiffres

Au cours de la dernière année :

Nombre de femmes formées en leadership : 

861

Nombre de leaders communautaires, femmes et hommes, formés sur la prévention et la gestion des conflits : 

525

Nombre de personnes ayant participé à l’une des 33 séances de dialogue portant sur des conflits récurrents en vue de contribuer à les prévenir ou sur des problèmes qui nuisent au « vivre ensemble » dont les violences envers les femmes : 

993

Documents et nouvelles

Abonnez-vous !