Femmes et agriculture résilientes (FAR)

Expertises

  • Développement économique
  • Égalité entre les femmes et les hommes
  • Sécurité alimentaire

Moyens d'actions

  • Développement
  • Coopération volontaire
Pays Pays

Régions de Kolda, Sédhiou, Tambacounda, Sénégal, Afrique de l’Ouest

Durée Durée

Juin 2019 à juin 2024

Bénéficiaires Bénéficiaires

• 4 organisations de productrices-eurs agricoles et 15 groupements d’intérêt économiques  bénéficient directement du projet
• 4000 productrices-eurs membres, dont 60% de femmes et 20% de jeunes, bénéficient directement du projet
• 70 000 personnes en bénéficient indirectement

Partenaires Partenaires

• Ce projet est réalisé en consortium avec SOCODEVI et avec la collaboration d’OURANOS.
• Partenaires de mise en oeuvre : OFAD Nafoore, Enda-eau, RADI, GADEC.
• Partenaires techniques et sectoriel : Association des femmes pour l'Afrique de l'Ouest (AFAO), Centre de suivi écologique (CSE), entre autres.

Budget Budget

19 millions $ CAD (Affaires mondiales Canada)

Au Sénégal, les impacts des changements climatiques augmentent considérablement la vulnérabilité des populations rurales qui dépendent fortement de l'agriculture. Les productrices et les producteurs agricoles, en particulier les femmes et les jeunes, sont depuis longtemps confronté-e-s à des difficultés d’accès à la terre, à l’eau, aux technologies, aux infrastructures innovantes et aux ressources financières. Mais elles-ils font aussi face à des phénomènes environnementaux extrêmes (hausse des températures, érosion des sols, intensité, rareté des pluies) de plus en plus fréquents, qui affectent leur production et menacent leur stabilité sociale et économique déjà fragile.

Face à ces enjeux, le projet FAR (Femmes et agriculture résilientes) vise à améliorer le bien-être et la résilience des ménages agricoles face aux changements climatiques dans les régions de  Kolda, Sédhiou et Tambacounda, à travers l’intensification durable des cultures irriguées de  riz, de la banane et des légumes.

Transformation des rapports entre les hommes et les femmes et entre les groupes d’âge

Les activités du projet FAR mobilisent des femmes et les jeunes au sein des filières agricoles ciblées pour accroître leur autonomisation socio-économique en réduisant les obstacles qui les empêchent de réaliser leur plein potentiel : rapports de genre, renforcement du leadership, pouvoir de décision et de contrôle sur les ressources. Grâce à un programme de formation, d’appuis-conseils et de campagnes de sensibilisation radiophoniques sur ces thématiques clés, les femmes et des jeunes prennent confiance et deviennent mieux outillé-e-s pour défendre et exercer leurs droits. Les capacités techniques et entrepreneuriales des productrices et des jeunes producteurs sont également renforcées par le biais de formations pratiques au cours desquelles une attention particulière est portée à l’utilisation de méthodes de production innovantes, adaptées aux changements climatiques (variétés adaptées, itinéraires techniques et semences à cycles courts, entre autres). De plus, l’équipe du projet collabore avec des institutions universitaires et financières locales pour mettre en place de nouvelles pratiques qui facilitent l’accès des femmes et des jeunes à l’information, à l’innovation et au crédit.

 

 

Production, diffusion et utilisation d’information climatique fiable

Le projet FAR collabore avec les organismes responsables des services climatiques au Sénégal (ANACIM, UCAD et CSE) afin de les aider à produire et à diffuser l’information fiable dont les productrices et producteurs ont besoin pour adapter leurs pratiques et réduire leur vulnérabilité aux aléas climatiques. Les connaissances scientifiques et locales sont utilisées conjointement afin d’identifier et de mettre en œuvre les mesures d’adaptation nécessaires pour permettre aux différentes filières ciblées d’accroître leur rentabilité et leur résilience. Dans le même temps, les activités de renforcement des capacités des organisations de productrices-eurs agricoles et des groupements d’intérêt économiques permettent d'améliorer l’offre des services à leurs membres et de faciliter l’accès à la terre et à l’eau, aux facteurs de production, au financement ainsi qu’aux opportunités économiques climato-résilientes identifiées au sein des différentes filières, autant de facteurs indispensables pour accroître leurs revenus. Le projet comprend également le renforcement des capacités de deux institutions universitaires sénégalaises (UCAD et UASZ) afin qu’elles puissent offrir des programmes de formation en information climatique une fois le projet terminé.

Amélioration de la gouvernance locale et de la gestion territoriale de l’eau

Plusieurs obstacles limitent actuellement l’accès à l’eau des productrices et des producteurs : la gestion inadéquate de cette ressource, la vétusté des forages et la diminution du débit du fleuve Gambie. Afin de répondre à ces enjeux, le projet appuie les parties prenantes (la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau du Sénégal et ses brigades régionales, les cadres de concertation sur la Gestion intégrée des ressources en eau, les organisations de productrices-eurs agricoles et groupements d’intérêt économiques partenaires du projet, etc.) à participer activement aux processus d’élaboration des plans de gestion de l’eau dans les zones ciblées, en tenant compte des aléas climatiques et en favorisant la participation des femmes et des jeunes. En partenariat avec des radios rurales, notamment, le projet facilite la diffusion d’information sur les ressources en eau auprès du public.


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Le projet en chiffres

3 000​ personnes (dont 50% de femmes) formées sur leurs droits, le leadership, les rapports de genre et inter-générationnels

100 000 personnes rejointes par 6 campagnes de sensibilisation sur les enjeux d’inégalités entre les genres et entre les générations

4 000 personnes (dont 50% de femmes) formées sur l’entrepreneuriat, gestion exploitation agricole, pratiques intelligentes face au climat

25 experts au sein des partenaires nationaux formées pour produire et diffuser des données climatiques fiables, de concert avec les savoirs locaux

400 personnes formées sur gestion durable et équitable de l’eau

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